Quand je serai grande, je serai auteure...

Publié le par Osez-lire

Quand je serai grande, je serai auteure...

Eh ouais, moi aussi je voudrais écrire de belles histoires.

Je voudrais être une plume pleine d’émotions, fluide, drôle et sexy ; une plume qui te donne des insomnies et te fait brûler ton dîner, qui t’émoustille et te donne chaud, qui te fait rire et pleurer. Et aussi, être la plume qui fait évoluer des personnages que tu rêves de rencontrer, pour les baffer ou les cajoler, au choix, et plus si affinités...

Mais voilà, je ne suis qu’une petite mine de crayon, qui griffonne quelques avis sur les œuvres des autres, avec un énorme plaisir certes, mais aussi un regard presque envieux, arrêtons de se mentir ! Une mine qui aurait besoin d’être taillée pour arriver au bout de ses idées et choix de mots. Une mine timide qui a un sacré désir de réaliser ce rêve de gosse (et d’adulte...) malgré tout, mais en toute franchise, ça se saurait si ce talent était en chacun de nous, non ?

Et dire que tout ça, c’est à cause de VOUS, oui vous que je lis chaque jour, chaque nuit et qui me faites m’émouvoir et vibrer. Vous rendez-vous compte que vous avez créé un monstre d’envie livresque ?

Et quelle absurdité ! Bah oui, sérieux, les premiers jours j’étais au top : inspirations, timing parfait, j’ai même eu l’audace d’envoyer les premières pages à mes connasses préférées (je vous aime les morues !) qui attendent la suite, autant dire du grand n’importe quoi d’ambition ! Oui mais... non... Au fil des lignes les doutes, les « dans quel délire tu te lances ! », les bugs cérébraux devant mon clavier, la merde quoi... Je sais, je sais, vous, auteurs, me direz que ça vous arrive à tous, OK, c’est sympa mais maintenant je fais quoi BORDEL ?? 

Alors maintenant, je vous propose un petit extrait de mon ridicule récit en voie de devenir un chef-d’œuvre inachevé, vaut mieux en rire hein ;-) et le premier qui rit... aura sûrement raison... oups

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Promis... Je ne craquerai pas !

Vous savez tous faire la planche ? Allongée dans l’eau telle une étoile de mer, la tronche face au soleil donc aveuglée, les oreilles à moitié immergées donc quasi inutiles ? Ça y est vous y êtes. Et connaissez-vous cette sensation étrange d’avoir un visage juste au-dessus de vous au réveil ? Sursaut et cri assurés n’est-ce pas ? Dites-vous que ce que c’est exactement ce qui m’arrive après m’être pratiquement assoupi, en faisant la planche, et me retrouvant avec la bouille toute mimi, mais ô combien détestable à cet instant précis, de Grégoire Junior. Du calme, je parle de son fils là, pas de son membre, pour qui me prenez-vous ?!

Évidemment, je sursaute en hurlant, ce qui déclenche les pleurs du garçon ; putain c’est pas possible, à nous 2 on va ameuter tout le camping ! Et pour couronner le tout, Grégoire apparaît, prenant son bambin dans ses bras, et quels bras la vache ! J’adoooore les avant-bras, et ceux-là sont parfaits. Se contractant sous l’effort, la veine saillante qui va bien...

Moi aussi je veux que tu me fasses un câlin !!

Euh, Charlotte, avale ta salive, tu vas faire peur à tout le monde.

Les cheveux en vrac, les yeux qui ne décollent pas de cette fameuse partie de son anatomie et la bouche ouverte, voici la panoplie de la parfaite gourde, en manque, qui accueille un Greg se confondant en excuses pour l’attitude de son fils.

— Vraiment je suis désolé, il n’a pas dû pouvoir faire autrement pour entrer dans l’eau, me dit-il.

Il se fout de ma gueule ou quoi ? Je regarde la main (celle collée à ce putain d’avant-bras) qu’il tend et me rends compte que dans mon demi-sommeil, j’ai atterri tout près des marches, au moins profond du bassin. Ceci explique cela...

— Autant pour moi, je n’ai pas fait attention à l’endroit où je me trouvais. Ce n’est pas grave bonhomme, et excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur en criant, m’adressant au petit bout toujours accroché à son papa.

— Tu vois Hugo, ça y est c’est fini, et si tu avais mis tes brassards, tu aurais pu sauter plus loin, explique-t-il à son fils.

Puis, se tournant vers moi :

— Vous auriez dû mettre de la crème solaire Charlotte, je vais finir par croire que vous aimez avoir mal.

— Mais... je... Quoi ? Décidément, me retrouver face à lui me rend intelligente...

— Votre nez, il est tout rouge. Vous avez un bon coup de soleil. J’espère que votre migraine n’a pas été trop violente, sinon avec cette rougeur, elle va revenir au grand galop.

Non connard, c’est ma honte qui revient au grand galop, là tout de suite.

 

À suivre (ou pas...)

 

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Bon, sur ce, je file me cacher derrière mon bouquin du moment en vous souhaitant une belle soirée. 

 

 

 

 

Publié dans mes potins, Wattpad

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